Une Française à New York

Des chroniques sans complaisance sur NYC, pour rompre avec le stéréotype "NYC c'est génial". Parce que ce n'est pas si génial que ça, en vrai.

28 mai 2007

des pantoufles sur talons de 10 cm, ça existe

IMG_0001_1 Je suis sûre que certaines (et certains, y a pas de raison) se reconnaîtront dans mon drame pédicuresque quotidien : j'ai les pieds déformés (plats), à la peau sensible, et qui gonflent avec la chaleur. La totale, et bonjour la galère pour me chausser. En hiver, ça va, j'arrive à sauver les meubles : les chaussures fermées me permettent de porter mes semelles orthopédiques, ma peau fragile est protégée par des bas ou des chaussettes, il fait rarement chaud au point de faire de la rétention d'eau... et en cas de détresse, je réfugie mes petons dans une de mes paires de chaussures d'ado, à savoir ma collection de chaussures décontract' (Gola, Gazelles d'Adidas, Converse, etc... j'en ai de toutes les couleurs). Mais en été, c'est le drame tous les jours. Heureusement, le destin new-yorkais a mis un jour une boutique Aerosoles sur mon chemin, et je dois dire que cela a vraiment simplifié ma vie.
Aerosoles, c'est une marque de chaussures confortables, mais pas futuristes comme Arche ou mémères comme Damart, non, les chaussures Aerosoles sont sexys pour certaines, décontractées pour d'autres, féminines toujours.  Des chaussures garanties zéro ampoule même sans crème Nok. Là je sens votre septiscisme : "pas d'ampoules sans crème Nok ? impossible, ça n'existe pas." Eh bien si ! Voici quelques preuves en images :

IMG_0011IMG_0010Mes tongs de l'an dernier. Voyez comme la semelle est moelleuse (des pantoufles, vous dis-je) et remonte légèrement sur les bords pour enrober le pied, et notez comme la bande horizontale est placée haut sur le pied : le pied est calé dans la chaussure malgré l'absence de lanière à l'arrière. Pas de frottements contrairement aux autres paires de tongs, pas d'irritation/brulûre de la plante.


IMG_0003KINSHIP_LGMes jolies chaussures haut perchées. Le pied est parfaitement tenu, la semelle moelleuse, et leur design un peu rétro est à tomber, aussi bien avec une jupe qu'avec un jean.





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Mes sandales spartiates. Semelle archi plate mais toujours moelleuse. Et, je le découvre à l'instant, recommandées par les stars.

Dans tous les cas, une semelle moelleuse, un cuir très souple : pas de frottements, pas de cisaillements, donc pas d'ampoules ni de blessures. J'ai enfin trouvé chaussures à mon pied. Et qui ne coûtent pas un oeil : les différents modèles proposés en magasins valent entre $50 et $80, ce qui n'est pas si cher payé pour la qualité ; car le bien-être passe absolument par le confort des pieds, je suis bien placée pour le dire : le mal de pieds vous gâche tout, une soirée, une balade, des vacances... tout.

Et parce que ce bonheur n'est plus réservé aux seules Américaines, voici la liste des boutiques Aerosoles en France :


Aix en Provence, 12, Rue Nazareth
Antibes, 31, Rue de La République
Avignon, 4, Rue St. Agricol
Bordeaux, 69, Rue de Saint Catherine
Caen, 91, Rue Saint Pierre
Cannes, 7, Rue D`Antibes
Evry, C/C Regional Evry, 2
Grenoble, Rue Félix Poulat
Lille, 26 Bis Rue Grande Chaussée
Lyon, 21, Rue de Brest
Lyon, C/C La Part Dieu, Local 159
Marseille, GD Littoral, C/C Grand Littoral
Marseille, 62, Rue Paradis
Metz, C/C Saint Jaqques, Niveau 1, Lot 228
Montpellier, C/C Le Polygone
Nantes, 14, Rue Crébillo
Narbonne, 10, Rue Pont des Marchands
Nice, 4, Rue Massena
Nimes, C/C La Coupôle des Halles
Paris, La Defense, C/C Les 4 Temps
Paris, Rivoli, 142, Rue De Rivoli
Paris, Chaussée d´Antin, 41, Rue Chausse D´Antin
Paris, Rennes, 88, Rue Rennes
Paris, Commerce, Rue Du Commerce
Paris, SQY, C.C. SQY Quest
Paris, 106, Av. Victor Hugo
Rennes, 3, Rue Ferdinans Buisson
Strasbourg, 128, Grande Rue
Toulouse, 23, Rue Alsace – Lorraine
Tours, Galerie Nationale Parcelle,
n° 5, 72 Rue Nationale

et en Belgique :

Antwerpen, Meir, 119
Brugge, Steenstraat, 9
Liege, C.C. St. Lambert, n° 0.21

Posté par sophiepw à 05:29 PM - made in USA - Commentaires [16] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 mai 2007

l'industrie du livre aux USA

71553638En France, un livre est d'abord édité en grand format à couverture souple puis, au bout de quelques mois si tout va bien, en version poche. Les droits de certains titres sont également achetés par des maisons d'édition, disons parallèles, qui les éditent souvent en version reliée (France Loisirs et consors). Jusque là, je ne vous apprends rien ! Mais qu'en est-il aux USA ? Ici, les livres sortent d'abord en version lourde et reliée (on parle de hardcover). Cette première édition coûte entre $20 et $30, c'est le prix à payer pour acquérir un roman dès sa sortie. Puis au bout de quelques mois selon le succès du titre, le délai dépendant évidemment de basses stratégies de marketing, une deuxième version est éditée : toujours un grand format, mais cette fois une couverture souple : le paperback,  qui coûte entre $10 et $15 la plupart du temps. Enfin, avec encore plus de patience, on peut se rabattre sur la version poche (également appelée paperback) pour $5 à $8. 

Les Etats-Unis, on le sait, sont la société de consommation par excellence, et le monde littéraire n'échappe pas à la règle : dans les librairies comme ailleurs, tout est fait pour que le client reparte les mains pleines. Les maisons d'édition américaines soignent beaucoup plus le côté packaging que leurs homologues françaises : se promener dans les rayons d'une librairie américaine, c'est se prendre de la couleur plein les yeux. Les livres semblent se battre pour attirer le lecteur... ce qui est une très bonne stratégie car si vous êtes comme moi, une belle couverture est souvent l'élément (au même titre qu'un titre percutant) qui vous pousse à feuilleter l'ouvrage. Les maisons d'édition françaises devraient d'ailleurs peut-être se pencher un peu plus sur la question, car j'aime mes livres aussi comme objets et j'aime qu'ils soient beaux, et je ne pense pas être seule dans ce cas. Gallimard Jeunesse et Folio Junior (c'est la même maison) sont sans doute les premiers en France à l'avoir compris et à proposer des couvertures attrayantes. Et ça marche : prenons l'exemple de la trilogie de Tolkien Le seigneur des anneaux. Plusieurs maisons d'édition françaises ont fait des rééditions suite au succès du premier film. Je ne sais pas vous, mais moi je n'ai pas hésité un instant entre les différentes versions : j'ai acheté les Folio Junior, et j'aurais fait ce choix même si cette édition était un peu plus chère que les autres (ce qui est peut-être d'ailleurs le cas), tout simplement parce qu'ils avaient la plus belle couverture. Et ici les romans sont réédités régulièrement pour toujours avoir une couverture attrayante.

Autre différence sensible entre les deux pays en matière de commerce littéraire : en France, j'ai toujours peur (peut-être à tort) d'être prise en faute si je m'attarde à lire plus de quelques lignes dans une librairie. Aux USA, les librairies offrent à leurs clients potentiels des moments de lecture dans de confortables fauteuils, et si tous les fauteuils sont pris (ce qui est souvent le cas le week-end), prenez vos aises sur la moquette, c'est plus que toléré. Mieux, chaque grande librairie propose un espace café (Starbuck chez Barnes & Noble par exemple). Sélectionnez quelques livres, montez prendre un chocolat chaud et lisez tranquillement quelques passages pour faire votre choix en sirotant votre breuvage. Des chariots sont même disposés dans le café pour déposer les livres que vous décidez de ne pas acheter. C'est tout-à-fait accepté même pour les magazines, ce qui permet de lire régulièrement Elle ou Homes & Gardens... à l'oeil, et en toute honnêteté !

Parlons un peu du coût de la lecture. Il semble que ce plaisir culturel soit moins élitiste aux USA : je vous l'ai dit plus haut, un livre de poche coûte ici entre $5 et $8 (avec une belle couverture), contre 5 à 10€ voire plus en France (avec une couverture bof voire moche). Que vous appliquiez le taux de change actuel entre les deux monnaies ou que vous rapportiez ces prix à la différence des salaires dans les deux pays, dans tous les cas vous verrez une grande différence. De plus les livres connaissent leurs soldes comme les autres objets de commerce : les hardcovers portent souvent une étiquette -30% après la sortie du paperback. Toutes les librairies proposent des bacs à -50%, des bacs à $1... avec dedans des livres pourtant récents, mais, certainement, réédités. Certaines enseignes font même leur spécialité des livres à prix cassé, comme Stand Books dont je vous ai déjà parlé il y a quelque mois et qui propose des livres d'occasion ou d'anciennes éditions à des prix divisés au minimum par 2 (pour les paperbacks) voire par... 5 !

Sachant tout cela, vous commencez à imaginer la pile de livres qui devra trouver une place dans mes valises pour rentrer en France. Car je risque, non seulement de remporter tous les livres lus ici, mais d'en acheter quelques-uns d'avance (chut, n'en parlez pas à mon mari, c'est lui qui porte les valises ;o). Mais pour l'instant je vous laisse, ma lecture m'attend !

Posté par sophiepw à 03:20 PM - shopping à NYC - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 mai 2007

les sushis c'est trop bon

IMG_0021J'ai ouïe dire que les sushis (et la bouffe japonaise en général) sont LE mets à la mode en France en ce moment. De retour à la mère-patrie pour les fêtes de fin d'année, j'en ai même vu dans les bacs du rayon poissonnerie des supermarchés. Qui visiblement, à voir leur tête, n'étaient pas préparés par des maîtres-sushis, enfin moi je dis ça, je dis rien. A NYC, le sushi est une valeur gastronomique sûre, même pour les déjeuners rapides : c'est aussi pratique qu'un sandwich, cent fois plus diététique, incomparablement meilleur, et on en trouve à tous les coins de rues, toujours préparés par de vrais cuistos japonais.
Je vais vous faire un aveu : je n'avais jamais mangé de sushis avant de débarquer à NYC. Pour ma défense, je rappelle qu'il y a encore un an ou deux ça ne courait pas les rues françaises... dans les restos japonais je m'orientais plutôt vers les brochettes car je n'aime pas le poisson cru. Car comme beaucoup d'incultes, je croyais que "sushis" impliquait fatalement "poisson cru"... eh bien non ! ce qui fait le sushi, c'est le mode de préparation à base de riz collant et de vinaigre. Partant de là, on met dedans absolument ce que l'on veut ! poisson cru ou cuit voire frit, viande, légumes, fruits... la limite est l'imagination du cuisinier. Le rouleau n'est pas non plus la seule présentation possible, même si c'est la plus courante. On peut préparer des espèces de navettes de riz avec un morceau de poisson posé dessus, des boules de mélange riz/autres ingrédients, des cônes de feuille d'algues remplis des ingrédients...
Je suis devenue complètement folle des sushis, je pourrais en manger tous les jours. Et je ne m'en prive pas, car c'est un plat 100% plaisir et 0% culpabilité : pas de graisses si ce n'est celles de la viande ou du poisson (ce qui ne va pas chercher bien loin), des légumes frais, l'énergie du riz et le plus : la feuille d'algues séchées dans laquelle les ingrédients sont roulés est bourrée de vitamines et de minéraux. Si c'est pas beau tout ça, ça serait même presque louche !
Depuis quelque temps, je suis passée à la vitesse sushiesque supérieure : je les prépare moi-même. Et je fais ça bien, en plus !

Quelques bonnes adresse new-yorkaises :

Restaurant Tenzan sur Amsterdam Ave, entre 73rd et 74th str : réputé pour être le meilleur restau de sushis de NYC. Un choix incroyable, un cadre sympathique, des prix raisonnables. Et surtout, délicieux ! Le restau est petit, inaccessible sans réservation le we !
Restaurant Ruby Foo sur Times Square : moins de choix et un peu plus cher que le précédent, mais aussi bon et un cadre plus chic.
Restaurant Swiss Cafe sur Broadway, entre 115th et 116th str : un petit restau sympa pour le midi avec des formules "lunchbox" très intéressantes.
A emporter ou à manger sur place, chez m2m sur Broadway, entre 114th et 115th str : un choix très basique de sushis déjà prêts ou bien à la demande au comptoir, pour un prix dérisoire.
Et les recettes basiques dans toutes les supérettes de type "fresh market", au rayon des plats préparés, salades et sandwiches.

Bon appétit !

Posté par sophiepw à 08:21 PM - manger à NYC - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 mai 2007

lire en français à NYC

73783353  Je souhaite vous parler d'une très bonne initiative prise par Maryline, blogueuse française vivant à NYC. Inspirée par le succès du blog Bookmates géré par Joëlle en France (et malheureusement fermé depuis peu), Maryline nous propose le même concept : échanger des livres par le biais d'un blog, mais à NYC.

"L’idee de ce blog est venue d’un constat, nous explique Maryline : je suis une française habitant a New York, j’aime lire les nouvelles parutions litteraires francaises, je profite de mes sejours en France pour passer du temps dans les librairies et ramener quelques bons romans français mais je n’en ai jamais assez jusqu’a la prochaine fois. Alors voila, pourquoi ne pas creer un blog pour echanger mes livres avec d’autres lecteurs dans la meme situation que moi ?"

Le principe est le même que sur Bookmates : si vous avez un livre que vous voulez donner, vous contactez Maryline qui passe une annonce sur le blog. Si vous êtes intéressé par un livre proposé, vous contactez la personne qui l'offre, le mieux étant bien sûr de voir la démarche comme un échange et de proposer un nouveau livre. Et, si l'offreur (je l'écris si je veux) et le demandeur vivent tous les deux à NYC (ou tous les deux ailleurs, je ne suis pas sectaire), le plus convivial est encore de se transmettre le livre autour d'un café !

Pour acheter des livres français à NYC, je vous rappelle aussi qu'il existe une petite librairie française sur le parvis du Rockfeller Center, mais les prix sont évidemment beaucoup plus élevés qu'en France !

Le blog de Maryline : des bouquinistes à NY

Posté par sophiepw à 07:35 PM - un peu de pub - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

un maquillage gratuit chez Macy's

AA044836 Envie de vous faire chouchouter ? Filez chez Macy's (34th St/ Herald Square) pour un maquillage gratuit. Comme au Printemps ou aux Galeries Lafayette en France, chaque marque de cosmétiques a son propre stand au rez-de-chaussée du magasin. Idéal pour les timides : pas besoin de demander, il suffit de faire mine de regarder un produit pour qu'une vendeuse vous propose un maquillage gratuit (contrairement à Séphora où les vendeuses fuient lâchement les clientes). N'hésitez pas à venir le matin pour un maquillage de jour ou en fin d'après-midi si vous avez prévu de sortir le soir !
C'est surtout l'occasion de tester des produits et des marques que l'on n'aurait pas forcément achetés : par exemple, avant de venir à NYC, je n'avais jamais utilisé de maquillage de grande marque, estimant que la différence de prix n'était pas justifiée. J'ai découvert ici que, au contraire, la qualité de certaines gammes vaut largement leur prix élevé. C'est grâce à une séance gratuite chez Macy's, au stand Clinique, que j'ai découvert ma lotion miracle, dont je ne peux absolument plus me passer (lotion clarifiante 2 pour peaux sèches et sensibles), ou encore le premier gloss qui à ma connaissance tient réellement 8h !
C'est aussi l'occasion, en laissant la maquilleuse faire selon son idée, de découvrir que telle couleur nous va bien alors que l'on ne l'aurait jamais cru. Et si on n'aime pas, on sait qu'il ne faudra jamais acheter cette couleur et on évite un éventuel futur achat décevant. (qui n'a pas un tiroir dans sa salle de bain débordant de rouges à lèvres rouge pétant ou de fards à paupières vert anis achetés sur un coup de tête et jamais portés ?)
Le seul moment délicat est celui où la maquilleuse redevient vendeuse et nous met sous le nez tous les produits utilisés, bien décidée à nous voir repartir avec au moins l'un d'entre eux. Il faut alors ruser pour filer sans y laisser son compte en banque, ou rester ferme et simplement dire "je n'achète rien aujourd'hui, mais je note les références des produits". N'hésitez pas à demander à la maquilleuse une fiche avec ces références, toutes ne l'écrivent pas d'elles-mêmes...

Posté par sophiepw à 07:17 PM - trucs de filles - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 mai 2007

Matthew revient me chercher

IMG_0030Bon. Malgré la déception, l'écoeurement et l'inquiétude qu'il est bien naturel de ressentir aujourd'hui, la vie continue. Pour vous redonner le moral, je vais vous raconter une jolie histoire vraie.

Matthew Bellamy est amoureux de moi. C'est vrai.
Notre histoire a commencé en 1999, quand, en tournée pour leur premier album Showbiz, les membres de Muse se sont produits dans une petite salle clermontoise : la Coop de Mai (oui j'ai vécu à Clermont-Ferrand... tout le monde peut faire des erreurs). J'étais dans la fosse, accrochée à la barrière, juste devant Matthew, qui n'a eu d'yeux que pour moi et m'a lancé pas mal de signaux pour me le faire comprendre : il m'a lancé sa serviette, a chanté Unintended pour moi. Et surtout, alors que les lumières de la salle s'étaient rallumées, alors que le groupe était reparti en coulisses, alors que la plupart des spectateurs avaient quitté les lieux, il est revenu sur la scène et... m'a lancé sa guitare. A moi. Parce qu'il savait que je voulais apprendre à en jouer. Et elle est arrivée pile dans mes bras. Bon, c'est là que dix brutes hystériques se sont jetées sur moi pour m'arracher MA guitare des mains, l'ont cassée, m'ont enfoncé le manche brisé dans le dos, déchirant mon T-shirt (si Matthew m'a vue en soutien-gorge, comment voulez-vous qu'il m'oublie ?) jusqu'à ce qu'une âme charitable s'interpose pour que j'aie la vie sauve. Une brute est partie avec la guitare brisée, mais moi j'ai sa cicatrice dans le dos.
Après cela, Matthew n'a jamais pu m'oublier.
Des preuves ? Facile. En 2003 il sort l'album Absolution, dont son accolyte Dominic Howard dit qu'il est inspiré par la rupture, après six ans de relation, de Matthew et sa petite amie de l'époque. Il n'a jamais pu m'oublier. Dominic insiste sur le fait que l'album n'est pas triste et parle de l'aspect positif de la rupture. Evidemment, puisque cet album est une déclaration d'amour qui m'est adressée, qui dit "je suis libre pour toi". D'ailleurs, dans la chanson qui donne son nom à l'album, Matthew dit "Lips are turning blue"... ce qui fait référence à mes yeux qui sont gris ! Car Matthew commet là la même erreur que ma mère et mon mari (mes deux proches les plus proches, tout se tient !) qui sont persuadés que mes yeux sont bleus. Et notez comme cet album sort juste au moment où je suis moi-même célibataire, avec un concert au zénith de Lille alors que je suis tout juste installée dans la région ! Malheureusement, je ne peux assister au concert, et Matthew repart déçu.
En juillet 2006, Muse se produit à NYC. Or, venant d'arriver en ville, je n'assiste pas au concert, une fois de plus. Matthew repart, déçu, desespéré de ne m'avoir vue, se demandant si j'ai pu l'oublier. Mais il décide de tenter le tout pour le tout, de prendre tous les risques, de jeter sa dernière carte pour conquérir mon coeur : il revient à NYC. Oui, un concert est prévu le 6 août prochain. Pourtant, pas de nouvel album... une deuxième tournée sur le même album ?? Ça ne s'est jamais vu. Ce n'est que le prétexte qu'a trouvé Matthew pour revenir à NYC, et surtout sa façon de me donner rendez-vous (comment voulez-vous qu'il me retrouve dans une si grande ville ?). Il a donc placardé partout dans Manhattan des affiches qui disent "Sophie, je serai au Madison Square Garden le 6 août à 8PM, je viens te chercher, je t'emmène à Londres". Car Matthew sait que NYC n'est pas faite pour moi et que je préfèrerais vivre à Londres. C'est simple et efficace. Et j'y serai.

Le problème, c'est qu'il va falloir lui annoncer que je suis mariée sans lui briser le coeur. Et choisir. Je pense que le mieux serait un duel au piano, et pourquoi pas à la guitare aussi (car n'oubliez pas que j'ai épousé un autre musicien talentueux !). Les deux plus beaux musiciens se battant en duel pour moi, aaaaaaaah... ce sera le 6 août au Madison Square Garden.

Posté par sophiepw à 05:08 PM - les pipoles sont mes amis - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 mai 2007

la photo du jour

DSC_0016_2 Dimanche 22 avril, 20h et quelque, le JT de France 2 diffuse le discours d'après scrutin du candidat Sarkozy ; TV5 retransmet, comme chaque jour, ce JT sous-titré en anglais, à 19h heure de NYC.
Mr Sarkozy dit "j'invite tous les français à se rallier à moi" et le sous-titre traduit "to my inflated ego", autrement dit "à mon égo surdimensionné"... !!! "Des Français de New York ont fait un bond en lisant les sous-titres en anglais du discours prononcé par Nicolas Sarkozy", indique l'article sur LeMonde.fr . Une majorité de français vivant à NYC ayant voté pour Mr Sarkozy au premier tour (les banquiers avec le statut d'expatriés et le salaire qui va avec ont rarement le coeur à gauche), on se doute qu'ils n'ont pas apprécié la plaisanterie. Les autres ont bien ri.
Claire Quidet, chef de service de traduction de France 2, se dit horrifiée (il y a bien de quoi) et s'applatit dans les deux courriers qu'elle adresse à celui qui lui signale le souci. Elle assure qu'il ne s'agit que d'une blague de potache et surtout pas d'anti-sarkozisme (ce qui ferait très très mauvais genre à France 2, n'est-ce pas...) et se dépêche de virer le traducteur (avant que sa propre tête ne tombe, sans doute... peut-être a-t-elle eu droit à un "je me souviendrai de vous quand je serai président", menace que tant de journalistes disent avoir reçue ?). Le traducteur en question est Américain (preuve, selon Mme Quidet, qu'il ne peut s'agir que d'une plaisanterie). Moi, je trouve plutôt que certains étrangers, sans doute grâce au recul, ont une bien meilleure vision de nos politiques que (hélas) beaucoup de Français...

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(crédit photo french morning new-york)

Posté par sophiepw à 11:18 AM - la France vue d'ici - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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