Une Française à New York

Des chroniques sans complaisance sur NYC, pour rompre avec le stéréotype "NYC c'est génial". Parce que ce n'est pas si génial que ça, en vrai.

27 juillet 2007

washington mutual, à éviter absolument

ims248_043Je reviens de la banque, je suis furieuse. Un peu soulagée quand même, parce qu'on vient de régler un problème qui courait depuis un an et trois mois, depuis notre arrivée à NYC, mais je peux vous dire que je ne vais pas vous faire de la pub pour la WaMu (Washington Mutual). Au contraire, j'enjoins les Français ou autres qui iraient travailler aux USA à ne surtout pas ouvrir un compte dans cette banque : quand vous aurez lu ma mésaventure, vous comprendrez que leurs employés ne sont pas recrutés pour leur vivacité d'esprit. A la limite, je me demande même si savoir lire n'est pas optionnel dans ce métier. Je suis énervée, mais vous allez voir que j'exagère à peine.

Nous avons donc ouvert notre compte en arrivant à NYC. Comme je ne suis pas une obsédée du compte en banque, j'ai bien mis deux mois à me rendre compte que nous ne recevions pas de relevés. J'ai d'abord cru que ce n'était pas un droit automatique comme en France : le premier employé de banque à qui j'ai posé la question m'a un peu prise pour une uluberlue quand je lui ai demandé si c'était un service payant ; comme en France, les banques américaines envoient gratuitement un relevé par la poste à leurs clients, chaque mois. Sauf à nous. Les quatre premiers mois nous avons beaucoup bougé, alors je ne m'étonnais pas trop (ici, que ce soit à la banque ou pour les magazines auxquels vous vous abonnez, lorsque vous changez d'adresse on vous prévient qu'il faut compter 6 à 8 semaines pour que le changement soit pris en compte). Je me contentais d'aller demander au guichet qu'on m'imprime un listing des dernières opérations, qu'on me facturait $7 (ben voyons) à chaque fois. Et puis à l'automne, j'ai commencé à trouver ça louche. A alors commencé le rituel des réclamations régulières, qui se déroulait toujours à peu près de la même façon : j'explique mon cas, on vérifie mon adresse, le guichetier, que ce soit une personne aimable ou une porte de prison, y compris la directrice adjointe de l'agence qui a voulu la dernière fois s'occuper personnellement du problème, passe par une phase d'incompréhension puisque l'adresse est correcte ainsi que toutes les informations, on m'assure que mon relevé est envoyé chaque mois à la bonne adresse. Ce qui, je suis bien placée pour le savoir, n'est pas le cas.
Jusqu'à aujourd'hui. Aujourd'hui où, ô miracle, nous sommes tombés sur un type qui a eu l'audacieuse et très intelligente idée de vérifier la ligne donnant l'adresse où les relevés sont envoyés (puisque, je viens de l'apprendre, les relevés ne sont pas forcément envoyés à l'adresse "officielle" du client). Qui n'avait jamais été mise à jour en même temps que notre adresse-tout-court et correspondait toujours à l'hôtel où nous avons passé les premières nuits. A ce moment-là, on s'est regardés mon mari et moi, on n'a même rien trouvé à dire tellement on n'arrivait pas à y croire. A chaque fois que l'on est venus se plaindre de ne pas recevoir nos relevés, personne n'a vérifié l'adresse effective d'envoi des relevés. Et depuis plus d'un an, cet hôtel où nous n'avons passé que quelques nuits reçoit chaque mois nos relevés (et, j'imagine, les renvoie à l'expéditeur, ce qui ne choque personne à la banque). Je suis abasourdie par autant d'absurdité.

J'en ai profité pour demander à avoir accès à mon compte sur internet, ce qui est un service gratuit. Pourquoi ne me l'a-t-on jamais proposé, demande-je au génial employé de banque ? Parce que ce service n'est accessible qu'aux clients possédant un numéro de sécurité sociale (je vous rappelle que la sécurité sociale américaine n'a pas grand-chose à voir avec son homonyme française). Euh... on avait un peu cru comprendre qu'on ne pouvait carrément pas ouvrir de compte sans ce numéro, nous, puisque c'est la première chose qu'on nous a demandée à l'époque... Eh ben non, ils n'ont pas notre numéro (je suis très surprise) et je dois courir chez moi le rechercher pour continuer la procédure. Et devinez quel papier indiquant ce sésame j'ai trouvé en premier ? Je vous le donne en mille : un papier de la banque !!! Ils se foutent un peu de la gueule du client, là, non ?

Alors, chers lecteurs, si vous êtes amenés à ouvrir un compte bancaire aux USA, pitié, n'importe quelle banque mais pas la WaMU.

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23 juillet 2007

le concours du "meilleur" (?) mangeur de hot-dogs

2819160450_un_americain_avale_soixante_six_hot_dogs_en_douze_minutesVoilà un événement dont je ne comptais pas vous parler tellement je trouve cela navrant et inintéressant. Mais après tout, ça fait tellement partie de la culture américaine que cela vaut quand même la peine qu'on en discute. D'ailleurs la France ne copiant que le pire de l'Amérique, je m'étonne finalement qu'on n'ait pas encore importé le concept (pitié, ne me dites pas "mais si, tous les ans à tel endroit, tu n'étais pas au courant ?", je ne m'en remettrais pas).
Alors voilà, tous les ans sur l'île de Coney Island (qui fait partie de Brooklyn) se tient le concours de l'avalage de hot-dogs. Attention, hein, pas n'importe quels hot-dogs : les fameux hot-dogs de Nathan (oui, c'est leur slogan, "the famous Nathan's hot-dogs"). Ne me demandez pas ce qu'ils ont de fameux, je vous promets que les miens sont 100 fois meilleurs... mais bon c'est comme les hamburgers, on en fait de très bons et pourtant c'est McDo qui remporte le plus de suffrages. Bref. Donc l'édition 2007 se tenait début juillet (le 4, jour de la fête nationale, le concours d'avalage de hot-dogs est un symbole aussi fort que le drapeau), et le champion en titre depuis 6 ans, le Japonais (oui c'est international, on va de surprise en surprise) Takeru Kobayashi, 28 ans, 77 kilos, a été détrôné par l'Américain Joey Chestnut (ce type s'appelle "noix", je me demande si ce n'est pas prédestiné vu comme il respire l'intelligence sur la photo ci-dessus), 23 ans, 97 ou 102 kg selon les sources (la différence vient peut-être de avant ou après la compétition ? ;o) qui a battu tous les records en avalant 66 hot-dogs en 12 minutes. Non, je n'ai pas fait de faute de frappe, il a avalé 66 hot-dogs en 12 minutes.
Vous trouvez ça lamentable ? On est bien d'accord. Parce que bon, c'est quoi l'intérêt, à part se rendre malade et étaler fièrement à la face du monde sa beaufittude et sa connerie ? Gagner son poids en saucisses et en petits pains ? (s'il en mange autant à chaque repas ça ne va pas faire long feu, en plus). Vous imaginez des parents rêver du jour où leur fils battra un tel record, comme d'autres rêvent de voir leur progéniture obtenir de prestigieux diplômes ? Et vous pensez qu'une nana peut être fière de sortir avec le champion d'avalage de hot-dogs ? J'ai du mal à l'imaginer...
En plus c'est très bête, mais je ne peux pas m'empêcher de me dire qu'à cette vitesse on ne savoure rien, et c'est dommage parce que c'est bon un hot-dog (ben oui, j'aime bien en plus !). Et je déteste qu'on gâche la nourriture, question d'éducation.

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19 juillet 2007

explosion sur la 41e rue

h_9_ill_937100_150408Ce matin, je reçois un mail de ma cousine disant "avez-vous survécu au nouveau 11 septembre ?" Quoi ?? Qu'est-ce qui s'est passé ? Puis ma mère m'appelle pour s'assurer que je n'étais pas dans les parages de l'accident, et me raconte ce qu'elle a vu aux infos. Moi, n'ayant pas la télé, je ne suis pas au courant, et je n'ai pas encore regardé les nouvelles sur le site LeMonde en ligne où j'ai mes habitudes (et d'où vient la photo qui illustre ce billet).
Une explosion est donc survenue sur la 41e rue à l'angle de Lexington Avenue, hier vers 18h, c'est à dire à l'heure de pointe, faisant un mort et 24 blessés dont certains graves. Au pied du Chrysler Building (le plus beau bâtiment de NYC) et de la gare Grand Central qui draine un monde énorme, on ne pouvait que penser à un nouvel attentat, et on comprend bien que les New-Yorkais paniquent très vite. En fait, c'est une conduite de vapeur d'eau datant de 1924 qui a explosé, très certainement en raison d'une arrivée d'eau froide. Comment de l'eau froide est-elle entrée en contact de la vapeur, c'est la question à laquelle l'enquête devra répondre. Le maire de NYC Michael Bloomberg indique que son inquiétude n°1concerne la libération d'amiante qui a pu se produire...
Je ne peux qu'imaginer la réaction des gens travaillant ou vivant dans les immeubles alentours quand ils ont entendu l'explosion, senti leur immeuble trembler, vu des vitres exploser. Je ne peux que comprendre leur panique même si je ne fais pas partie de ceux qui ont perdu un proche ou vécu eux-mêmes le 11 septembre 2001. Je pense que les New-Yorkais vivent avec la crainte d'un nouvel attentat comme les Japonais vivent avec celle d'un nouveau séïsme.

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09 juillet 2007

fait trop chaud

dv2207006Bon, je sais que je vais me faire des ennemis parmi ceux d'entre vous qui habitent en France, mais il faut que je vous le dise : la nuit dernière, alors que je ne pouvais pas dormir, comme toutes les nuits, je vous ai enviés. Je sais, vous avez froid. Mais moi je n'en peux plus de crever de chaud, et je rêve de m'endormir douillettement blottie sous ma couette avec un petit 15°C. Sauf que ce n'est pas possible parce qu'ici c'est la canicule au sens propre : la température ne chute pas la nuit (enfin d'après les relevés officiels si, mais on ne s'en rend vraiment pas compte).
En fait, je pense qu'il ne fait pas aussi chaud que l'été dernier : on dépassait facilement les 95-100°F même la nuit (quelque chose comme 38°C minimum je crois). A ce que j'ai compris, c'était une année assez exceptionnelle (c'est bien ma veine !). Alors cette année, la chaleur n'atteind peut-être pas des valeurs record (86°F soit 30°C relevés il y a une heure à Central Park, on attend 95°F soit 35°C au plus chaud de la journée) mais c'est déjà beaucoup trop pour moi. Et puis surtout, ce qui est difficilement supportable, c'est l'humidité : on se croirait sous les tropiques. Pas tous les jours, pour être honnête : on a eu pas mal de journées, récemment, estivales mais relativement sèches, ce qui est agréable dans les parcs ; mais quand vous n'arrivez même pas à vous sécher en sortant de la douche tellement l'air est saturé en eau et que vous passez vos journées à ruisseler, c'est extrêmement désagréable. Pourtant il faut bien s'y faire : c'est ça, l'été new-yorkais !

Alors évidemment, la plupart des New-yorkais ont recours à une clim. Il y a les vraies clims, comme dans les magasins ou dans le métro (au passage, ne prenez pas le métro sans une petite laine ou c'est l'angine assurée), dans les immeubles les plus récents (une catastrophe écologique, mais le confort américain n'est pas négociable, paraît-il). Ailleurs, les locataires installent l'air conditionné, c'est à dire une espèce de cube qu'on accroche à la fenêtre et qui tourne comme un ventilateur pour refroidir l'air. Ces cubes sont très typiques des immeubles new-yorkais, ils dépassent des fenêtres côté rue et la condensation goutte sur les passants. Et puis il y a les moins riches, les écolos, ou ceux qui ne veulent pas investir parce qu'ils restent peu de temps, qui branchent simplement un ventilateur.
Mais à moins de rester 24h/24 face au ventilateur, la chaleur reste difficilement supportable...

Vivement l'hiver ! ;o)

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08 juillet 2007

les one-dollar stores

800px_99centstoreUn one-dollar store est, normalement, un magasin qui ne vend que des articles à $1. Souvent ce sont même plutôt des 99c stores, comme sur la photo ci-contre. Evidemment la réalité n'est pas aussi simple et on trouve des articles coûtant plusieurs dollars, mais les prix restent toujours très intéressants. On trouve surtout ces enseignes dans les quartiers, disons, pas très riches : Harlem, Spanish Harlem, au niveau du Upper West Side mais à l'est de Broadway... n'en cherchez pas dans Greenwich ou dans le Middle East Side par exemple.
Pratiquement, quel genre de marchandise trouve-t-on dans un 1-dollar store ? Tout. Je dirais même, tout et n'importe quoi. Des ustensiles de cuisine (passoire, couverts...), des objets de salle de bain (porte-savon, tapis de bain...), des jouets, des objets "décoratifs", de la papeterie, mais aussi du linge, des produits d'entretien, d'hygiène, des articles de fête (vaisselle en carton, banderolles "joyeux anniversaire"...), et même de l'alimentaire. Pour l'alimentaire, ce sera par exemple des M&M's en séries limitées éditées pour Noël ou pour Pâques, invendables en magasin classique une fois l'événement passé (mais encore tout-à-fait propres à la consommation, évidemment). De tout, donc, mais ne vous attendez pas à de la grande qualité ou à du bon goût : pour le prix, il ne faut pas trop en demander. Ne vous attendez pas non plus à des magasins propres, mais une fois à NYC vous prendrez vite l'habitude de la saleté et du manque d'hygiène, rassurez-vous ;o)
Quand on arrive à NYC et qu'il faut s'installer (ou plus tard pour renouveler le stock de produits d'entretien), une virée au 1-dollar le plus proche s'avère souvent être une expédition utile et rentable. J'espère donc que ce billet sera utile à certains futurs New-yorkers (ou autres) : j'aurais aimé qu'on me parle des 1-dollar avant que je n'aille chez Bed Bath & Beyond... :o/

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le drame du yaourt nature

3675311Il y a une chose qui manque cruellement à l'Amérique (et pourtant les Américains ne semblent pas en souffrir, ce qui prouve bien que ces gens ne sont pas normaux*) : c'est le yaourt nature. Ou disons, un bon yaourt nature. Voyez-vous, je suis ce qu'on pourrait appeler une yaourt-nature-addict : je ne peux pas finir un repas sans cette sensation de fraîcheur et de propreté, cette impression imagée de nettoyage de mon oesophage. La même sensation indispensable que me procure sur le visage la lotion clarifiante de Clinique (un peu de pub ne fait jamais de mal, imaginez qu'ils m'envoient des produits gratuits pour me remercier ;o) chaque soir avant de dormir. Vous voyez ce que je veux dire ? Eh bien depuis un an et des brouettes, j'ai dû m'habituer au manque car ici, pas de yaourt. Ou plutôt si, des yaourts à la pelle : chimiques, sucrés, gras, gélatineux, pas naturels pour deux sous, dégueus. On trouve bien quelque chose de presque acceptable, mais uniquement en grand pot qui dure plusieurs jours, et je n'aime pas la couleur jaunâtre inquiétante que prend le liquide au fil des jours... Vous imaginez un peu comme ma vie d'exil est dure.
Croyez-moi si vous voulez, mais en voyant la date du retour approcher, j'ai une idée de plus en plus fixe : le plaisir que je prendrai à manger mon premier yaourt nature.

*je rigoooleuh :o)

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05 juillet 2007

les feux d'artifices du 4 juillet

73070870Hier, cela ne vous a certainement pas échappé maintenant que NYC n'a plus de secrets pour vous, c'était la fête nationale américaine, la célébration de l'indépendance. Comme en France, la fête nationale est célébrée avec un feu d'artifices, que dis-je, des feux d'artifices. Aux USA, ce ne sont pas les impôts locaux qui financent les feux d'artifices mais les grands magasins (ce qui n'est pas plus mal, reconnaissons-le : j'aimerais personnellement que mes impôts financent des crèches, des cantines, la rénovation des routes, plutôt qu'ils partent en fumée chaque 14 juillet). Alors bien sûr, il faut faire plus gros, plus long, plus spectaculaire, en bref plus cher que les autres magasins pour montrer qu'on fait un meilleur chiffre d'affaires ! Ce qui donne lieu à des feux d'artifices assez spectaculaires. A NYC c'est Macy's qui offre traditionnellement le spectacle tous les ans.
J'étais persuadée que Macy's tirait trois feux d'artifices simultanés : sur l'East River au niveau de la 34e, au niveau de Brooklyn Bridge, et sur la Statue de la Liberté. Cette année, puisque c'était notre dernier feu du 4 juillet, je voulais voir celui sur la Statue de la Liberté. Pour nous éviter d'affronter la foule, une amie nous a gentiment offert de venir admirer le spectacle depuis le toit de son immeuble à l'angle de Perry Street et du boulevard qui longe l'Hudson River : nous avions un point de vue magnifique sur la Statue. Sauf qu'il n'y a pas eu de feu tiré sur la Statue. Heureusement, il y en a eu un magnifique dans le New Jersey, juste à côté ! et de l'autre côté de notre toit, nous voyions le spectacle depuis l'East River. Sans compter tous les feux d'artifices, plus modestes, au loin dans le New Jersey (peut-être même en Pennsylvannie ? après tout il paraît que depuis l'Empire State et par ciel clair on voit jusqu'au Massachussets). Je pense que les Américains n'ont pas de notion de "bouquet final" : ici le bouquet, c'est du début à la fin !
Nous avons eu une compagne pas vraiment bienvenue : la pluie, qui s'est retenue toute la journée pour tomber pile le soir ! Au moment du tirage, elle s'était calmée, mais je me demande ce qui se passe en cas de pluie incessante : les Américains étant extrêmement patriotes, j'ai du mal à croire qu'il annulent simplement ce spectacle hautement symbolique.

L'année dernière, nous étions allés sur l'East River. Le boulevard périphérique était bloqué pour que les gens s'y installent et d'importantes forces de polices étaient mobilisées. Une sacrée organisation, avec fouille sommaire des sacs, certains objets (canettes, bouteilles, objets dangereux) interdits et obligation de suivre le mouvement et d'aller jusqu'où les policiers vous disent d'aller. Quand j'ai vu le monde déjà sur place (par précaution nous sommes arrivés bien en avance) et le monde arrivé après nous, je me suis dit qu'une fois le spectacle terminé, il nous faudrait des heures pour regagner le métro. Que nenni, je n'avais jamais vu une foule évacuer aussi calmement, en 1/2 heure nous étions partis. La discipline à l'américaine a aussi ses bons côtés ! ;o)

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04 juillet 2007

les crocs

cayman_vertDepuis le temps, il fallait bien que je vous parle des Crocs ! Kesako ? Les Crocs sont des espèces de sabots en polystyrène très en vogue aux USA et de plus en plus en France... surtout chez les scrapbookeuses ! Que je vous explique : le scrapbooking est un loisir créatif en plein essor en France et très développé aux USA depuis déjà une quinzaine d'années. A l'automne dernier, un gros salon était organisé sur Paris, avec des ateliers animés par des Américaines qui se sont pointées les Crocs aux pieds. Elles ont fait fureur dans les rangs des élèves françaises qui s'arrachent depuis ces sabots colorés.

La promesse : ce sont des chaussures confortables qui épousent la forme du pied et évitent la transpiration. Il y a longtemps que je voulais m'en offrir une paire, mais ayant de jolies chaussures Aerosoles 100% confortables, je rechignais à mettre une trentaine de $ dans des Crocs. Tout en me disant que quand même, je ne pouvais pas quitter le pays sans en avoir acheté une paire. La solution s'est offerte à moi quand j'ai trouvé des fausses Crocs à $5 dans un dollar shop (je vous parlerai bientôt des dollar shops). La seule différence entre les vraies et les fausses (j'ai comparé rigoureusement), c'est que les fausses n'ont pas le logo Crocs et qu'elles sont proposées dans un choix de couleur moindre. Me voilà dont l'heureuse propriétaire de Crocs vertes à $5 ! Eh bien, je suis heureuse de ne pas avoir investi plus.

Premier contact : c'est hyper léger et ça sent bon ! (comme certaines poupées de mon enfance.)
une fois aux pieds : c'est confortable, c'est vrai.
au bout de 5 minutes : la pastille qui maintient la bride m'irrite franchement la peau.
après 1/4 h : pfff, fait chaud là-dedans, je transpire.
après 1/2 h : je sens qu'une ampoule se développe sur mon petit orteil droit.
en les quittant : ce sont mes pieds qui puent ?

bilan : elles sont confortables au premier abord, mais m'ont fait 4 ampoules en tout. Mauvais score pour ce qui est censé constituer le top du confort, même si je reconnais que mes pieds déformés n'arrangent pas les choses. On m'avait promis que je ne transpirerais pas, ou que la transpiration serait absorbée, c'est un fantasme : comme il fallait s'y attendre on transpire énormément dans du plastique. Vous allez me dire que c'est parce que j'ai acheté des fausses, que les vraies auraient donné un autre résultat : je n'y crois pas, aux USA la copie intégrale est tout-à-fait légale et je les ai comparées, seul le prix diffère, je suis sûre que le bilan serait le même avec de vraies Crocs de marque.

par ailleurs, j'ai remarqué que si les magasins de chaussures et les dollar shops regorgent de Crocs vraies ou fausses, on en voit très peu aux pieds des gens dans la rue.

Dommage, j'aime bien le design "sabot rigolo et coloré", mais c'est un achat que je ne peux pas recommander.

edit : finalement il se pourrait que les vraies et les fausses crocs ne soient pas exactement rigoureusement similaires. une investigation plus poussée s'impose, la suite au prochain épisode :o)

Posté par sophiepw à 06:15 PM - made in USA - Commentaires [33] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 juillet 2007

des produits Clinique gratos :o)

062607_clinique_bnrVoilà une info qui ravira les adeptes des produits Clinique exilées aux USA ou en visite début juillet !

Jusqu'au 14 juillet chez Lord & Taylor, dépensez $25 au stand Clinique et vous vous verrez remettre une jolie trousse de beauté garnie d'une petite trousse pour votre sac à main, d'un tube de crème hydratante Dramatically Different Moisturizing Lotion, d'un flacon de démaquillant biphasé Take The Day Off spécialement conçu pour les lèvres et les yeux, d'un bronzeur True Bronze Press Powder Bronzer et de son pinceau, d'un rouge à lèvres Different Lipstick teinte Rapsberry Glace (couleur absolument top), d'un gloss Full Potential Lips Plump And Shine (vous savez, le gloss dont je vous disais il y a peu qu'il tient réellement toute la journée) teinte Glamour-Full et d'un mascara High Impact. Le tout en doses d'essai, vous savez ces quantités super pratiques pour la trousse de toilette des départs en week-end et qui durent facilement un mois (pour la crème) voire au moins une saison si ce n'est un an pour le maquillage.

Clinique ayant sa place sur mon podium des marques de cosmétiques et produits de soin, j'étais chez Lord & Taylor dès le premier jour de la promotion, et évidemment je n'étais pas la seule. Il y avait une queue bien organisée à faire avant d'être prise en charge par une conseillère de vente. Alors que je testais les couleurs de rouge à lèvre (il fallait bien trouver quelque chose à acheter pour atteindre la barre des $25, quelque chose qui ne soit pas dans le cadeau et que je n'aie pas déjà, tant qu'à faire), deux New-Yorkaises pour le moins bourgeoises se plantent derrière moi dans la file. L'une dit à l'autre "Tu te rends compte du monde ? Et tu sais pourquoi ? Pour ça. (dit-elle d'un ton dédaigneux en désignant la vitrine où les produits offerts étaient disposés). Quand il y a des cadeaux, les pauvres qui ne peuvent pas s'acheter du Clinique se précipitent et achètent quelque-chose à $25 juste pour avoir le cadeau. Pffff, et nous, on doit faire la queue comme les autres...". Je les ai laissées passer devant moi. Elles étaient contentes de gagner une place, peut-être moins de se retrouver plus près de la dame de devant qui sentait très mauvais... :o)

Lord & Taylor est un department store situé au coin de la 5e avenue et de la 38e rue. Bon shopping !

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l'hygiène à l'américaine, suite

SP002525Deux nouvelles anecdotes pour illustrer mes propos concernant l'hygiène :

Mon époux parlait à Tony du restau où nous avions dîné la veille. "J'y ai mangé une fois, lui dit Tony, mais je n'y retournerai pas : l'ami avec qui je dînais a vu un cafard tomber du plafond juste dans son assiette. Il a fait venir le patron mais celui-ci l'a pris de haut. "Enfin, lui a dit le patron, je ne vais quand même pas vous rembourser le repas ni même changer votre assiette pour un simple cafard ! Come on, on est à New York !!" ". Vous vous doutez que je ne retournerai pas non plus dans ce restaurant.

Je faisais la queue à la boucherie pour acheter deux saucisses. Le client devant moi achetait des escalopes de poulet. Visiblement, l'escalope que le boucher commençait à préparer ne lui plaisait pas, il a voulu la voir de plus près : le boucher la lui a tendue, le client a pris l'escalope dans sa main, l'a portée à son visage et l'a reniflée, puis l'a rendue au boucher !!! Je suis rentrée chez moi en me demandant combien de clients ont touché et reniflé les saucisses que je venais d'acheter.

A côté de ça, les Américains ont dans leur trousse de premiers secours des masques en plastique munis d'un tube, pour pouvoir porter assistance à une personne en détresse respiratoire sans appliquer leur bouche sur la sienne, de manière à éviter tout risque de contamination dans le cas où le blessé serait porteur d'une quelconque maladie. C'est le pays de la contradiction.

Posté par sophiepw à 06:03 PM - choc des cultures - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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