Une Française à New York

Des chroniques sans complaisance sur NYC, pour rompre avec le stéréotype "NYC c'est génial". Parce que ce n'est pas si génial que ça, en vrai.

25 août 2007

l'amabilité n'est pas toujours comprise dans le prix

71559920On m'avait dit "les USA sont le pays où le client est roi". Mais on dit aussi "NYC n'est pas l'Amérique".

Une des premières choses qui m'ont surprise (pour ne pas dire choquée) à NYC, c'est la façon dont le client est traité dans un grand nombre de magasins. Entre la caissière que vous dérangez en pleine conversation téléphonique, le vendeur qui pousse des soupirs explicites quand vous osez demander un renseignement, celui ou celle qui vous engueule parce qu'il/elle n'a pas compris ce que vous demandez et que c'est de votre faute... il arrive souvent de devoir attendre patiemment que le caissier finisse de raconter sa vie et repose son téléphone portable (ou qu'il termine sa conversation avec son collègue), puisque ne pouvant pas faire 36 choses à la fois, il regarde la queue s'allonger. Et se plaint ensuite du monde et du surplus de travail. Mais au moins vous savez qu'il n'est pas muet, handicap que vous auriez sinon soupçonné puisqu'il ne vous adresse pas le moindre mot, ne répondant même pas à votre "bonjour".
J'ai vu, dans un supermarché, une cliente s'approcher de deux vendeurs en pleine conversation pour demander un renseignement. Les deux vendeurs l'ont superbement ignorée. Habituée sans doute, la cliente a simplement attendu en les regardant avec un sourire aimable. Au bout de quelques minutes, voyant qu'ils avaient perdu la bataille, les deux vendeurs ont interrompu leur passionnante discussion pour désigner d'un air suprêmement agacé à la jeune femme le rayon où elle pourrait trouver son bonheur. Ils sont quand même gonflés ces clients, il ne manquerait plus qu'il faille faire son boulot maintenant !
Je crois que le pompon revient aux serveurs des restaurants asiatiques Ollie's, qui (sans jamais cesser de faire la gueule) ne servent pas tous les convives d'une même table en même temps (soit l'un des deux mange froid, soit vous ne mangez pas en même temps), qui vous balancent (il n'y a pas d'autre terme) l'addition alors que vous avez à peine commencé votre plat, viennent la chercher trois fois avant que vous ayez eu le temps de sortir votre CB, et viennent vous prendre votre assiette (que vous n'avez pas finie, évidemment) dès que vous avez le malheur de poser vos baguettes. En clair, ils vous poussent vers la sortie dès que, ayant commandé, vous êtes sûrs de devoir payer quoi qu'il arrive, pour faire de la place au client suivant (qui sera traité de la même façon, of course). Il y a aussi les serveurs qui vous mettent explicitement à la porte dès que vous avez payé, sans que vous ayez le temps de terminer votre verre.
Les vendeuses de Sephora sont réputées aussi pour être pénibles. Là on distingue deux cas : celles qui reviennent vous voir toutes les deux minutes pour savoir si vous avez besoin de quelque chose (je rappelle que dans beaucoup de magasin, les vendeurs sont intéressés au bénéfice et leur nom est associé à votre facture) malgré vos "non" répétés, mais se sauvent quand vous approchez du coin "maquillage gratuit", et celles à la caisses qui vous envoient balader quand vous demandez un échantillon. C'est simple, chez Sephora, malgré les affiches et le site web qui stipulent qu'un échantillon du produit qui vous intéresse vous sera remis gratuitement, ils n'en ont jamais.

A côté de cela, il y a des magasins où vous êtes sûrs d'être reçu avec le sourire et un brin de conversation, comme par exemple The Container Store où j'étais hier. Je pense que, les employés étant moins protégés aux USA, les patrons qui ont décidé que l'amabilité ferait partie de leur image de marque n'ont pas de difficulté à se séparer des employés qui ne répondent pas à ce critère. Et ceux-ci n'ont qu'à postuler dans les Duane Reade et autres supermarchés où dire bonjour au client n'est pas stipulé dans le contrat d'embauche.

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14 août 2007

les douches américaines

74174828Un petit billet rapide entre les valises et le ménage pour vous parler des douches. Qui eut cru qu'il y aurait de quoi écrire un billet sur les douches à NYC ? et pourtant...

D'abord les USA ont beau être un pays officiellement civilisé (si si, quand même), la notion de cabine de douche n'est pas encore arrivée jusqu'ici. Ou du moins, pas jusqu'à l'Amérique profonde (parce que NYC, c'est dans l'Amérique profonde, non, vu qu'on n'est pas bien loin de Wolfeboro ? :o). Donc les appartements ont beau être minuscules, ce n'est pas sur la douche que s'effectue la recherche de gain de place dans la micro salle de bain (plutôt sur les placards : c'est vrai que devoir étaler ses produits de toilette par terre en l'absence de rangement, ça fait gagner de la place... bref). Toutes les salles de bain à ma connaissance, même dans les immeubles modernes, sont équipées de baignoires (ce qui incite évidemment les gens à prendre des bains, et c'est l'environnement qui dit merci à l'Amérique).
Mais ce qui pose vraiment problème, c'est surtout qu'il n'y a pas de pomme de douche qu'on peut balader partout comme chez nous, elle est fixée au mur. Autrement dit, oubliez le jet d'eau froide pour activer la circulation sur certaines zones ciblées de l'anatomie (sauf si vous acceptez d'activer la circulation de tout votre corps d'un coup et risquer la crise cardiaque, c'est vous qui voyez). Mais en contrepartie vous gagnerez en souplesse les jours de non lavage de cheveux, pour éviter de les mouiller.
Mais surtout, le gros problème à mes yeux... c'est qu'on ne peut pas rincer la baignoire. Donc que le savon (et éventuellement la crasse) se dépose irremédiablement, douche après douche. Pas top. Bien sûr, on achète des produits chimiques à vaporiser après chaque douche, promettant d'empêcher les moisissures de se développer. Un produit chimique chaque jour à la place d'un simple coup d'eau, c'est encore l'environnement qui dit merci. Mais dans tous les cas, jet d'eau ou produit chimique, il faut bien nettoyer la baignoire plus sérieusement de temps en temps. La nettoyer, pas de problème, la rincer... mission impossible. (bon, bien sûr on peut toujours remplir des bouteilles ou des bassines au robinet pour rincer, mais question pratique, bof).

Cela dit, quand je suis arrivée à NYC, je me suis demandé si nettoyer régulièrement sa baignoire, ce n'était pas finalement un truc typiquement français : quand j'ai emménagé dans le premier appartement en sous-location, la locataire officielle m'a prévenue : "n'utilisez pas la baignoire avant demain, le propriétaire est venu la repeindre". Je me suis demandé si j'avais mal compris mais non, ils avaient bien peint la baignoire. Plus besoin de chercher comment rincer, il suffit de ne pas nettoyer... et de passer une couche de peinture blanche quand la baignoire est trop sale. :oS

N.B. vous vous doutez que la peinture étant franchement plus rugueuse que la faïence, la baignoire accroche encore plus la crasse et le savon et est de plus en plus sale, plus vite...

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09 août 2007

Woohoo Yihoo

00602517255869Il m'arrive un truc terrible, je crois bien que je m'américanise. Voilà que je me mets à chanter une chanson américaine !! C'est la première fois que ça m'arrive, je ne sais pas si je dois faire un voeu ou aller voir un thérapeute. Au début je ne m'inquiétais pas, je croyais que c'était Mika (qui malgré ses origines à moitié américaines est de culture européenne). Et puis quand j'ai acheté l'album Life in Cartoon Motion, je n'ai pas retrouvé ma chanson. Et puis un jour je vois une pub à la télé, et qu'apprends-je ? que c'est du Gwen Stefani !!! D'abord je n'aurais jamais cru que c'était une fille qui chantait. Non mais vous vous rendez compte, moi, écouter Gwen Stefani ? Eh ben oui, ça arrive. Je l'ai même mise dans mon i-pod . Il est temps que je rentre en Europe, avant de me retrouver un jour à écouter Christina Aguilera sans m'en rendre compte.



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27 juillet 2007

washington mutual, à éviter absolument

ims248_043Je reviens de la banque, je suis furieuse. Un peu soulagée quand même, parce qu'on vient de régler un problème qui courait depuis un an et trois mois, depuis notre arrivée à NYC, mais je peux vous dire que je ne vais pas vous faire de la pub pour la WaMu (Washington Mutual). Au contraire, j'enjoins les Français ou autres qui iraient travailler aux USA à ne surtout pas ouvrir un compte dans cette banque : quand vous aurez lu ma mésaventure, vous comprendrez que leurs employés ne sont pas recrutés pour leur vivacité d'esprit. A la limite, je me demande même si savoir lire n'est pas optionnel dans ce métier. Je suis énervée, mais vous allez voir que j'exagère à peine.

Nous avons donc ouvert notre compte en arrivant à NYC. Comme je ne suis pas une obsédée du compte en banque, j'ai bien mis deux mois à me rendre compte que nous ne recevions pas de relevés. J'ai d'abord cru que ce n'était pas un droit automatique comme en France : le premier employé de banque à qui j'ai posé la question m'a un peu prise pour une uluberlue quand je lui ai demandé si c'était un service payant ; comme en France, les banques américaines envoient gratuitement un relevé par la poste à leurs clients, chaque mois. Sauf à nous. Les quatre premiers mois nous avons beaucoup bougé, alors je ne m'étonnais pas trop (ici, que ce soit à la banque ou pour les magazines auxquels vous vous abonnez, lorsque vous changez d'adresse on vous prévient qu'il faut compter 6 à 8 semaines pour que le changement soit pris en compte). Je me contentais d'aller demander au guichet qu'on m'imprime un listing des dernières opérations, qu'on me facturait $7 (ben voyons) à chaque fois. Et puis à l'automne, j'ai commencé à trouver ça louche. A alors commencé le rituel des réclamations régulières, qui se déroulait toujours à peu près de la même façon : j'explique mon cas, on vérifie mon adresse, le guichetier, que ce soit une personne aimable ou une porte de prison, y compris la directrice adjointe de l'agence qui a voulu la dernière fois s'occuper personnellement du problème, passe par une phase d'incompréhension puisque l'adresse est correcte ainsi que toutes les informations, on m'assure que mon relevé est envoyé chaque mois à la bonne adresse. Ce qui, je suis bien placée pour le savoir, n'est pas le cas.
Jusqu'à aujourd'hui. Aujourd'hui où, ô miracle, nous sommes tombés sur un type qui a eu l'audacieuse et très intelligente idée de vérifier la ligne donnant l'adresse où les relevés sont envoyés (puisque, je viens de l'apprendre, les relevés ne sont pas forcément envoyés à l'adresse "officielle" du client). Qui n'avait jamais été mise à jour en même temps que notre adresse-tout-court et correspondait toujours à l'hôtel où nous avons passé les premières nuits. A ce moment-là, on s'est regardés mon mari et moi, on n'a même rien trouvé à dire tellement on n'arrivait pas à y croire. A chaque fois que l'on est venus se plaindre de ne pas recevoir nos relevés, personne n'a vérifié l'adresse effective d'envoi des relevés. Et depuis plus d'un an, cet hôtel où nous n'avons passé que quelques nuits reçoit chaque mois nos relevés (et, j'imagine, les renvoie à l'expéditeur, ce qui ne choque personne à la banque). Je suis abasourdie par autant d'absurdité.

J'en ai profité pour demander à avoir accès à mon compte sur internet, ce qui est un service gratuit. Pourquoi ne me l'a-t-on jamais proposé, demande-je au génial employé de banque ? Parce que ce service n'est accessible qu'aux clients possédant un numéro de sécurité sociale (je vous rappelle que la sécurité sociale américaine n'a pas grand-chose à voir avec son homonyme française). Euh... on avait un peu cru comprendre qu'on ne pouvait carrément pas ouvrir de compte sans ce numéro, nous, puisque c'est la première chose qu'on nous a demandée à l'époque... Eh ben non, ils n'ont pas notre numéro (je suis très surprise) et je dois courir chez moi le rechercher pour continuer la procédure. Et devinez quel papier indiquant ce sésame j'ai trouvé en premier ? Je vous le donne en mille : un papier de la banque !!! Ils se foutent un peu de la gueule du client, là, non ?

Alors, chers lecteurs, si vous êtes amenés à ouvrir un compte bancaire aux USA, pitié, n'importe quelle banque mais pas la WaMU.

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23 juillet 2007

le concours du "meilleur" (?) mangeur de hot-dogs

2819160450_un_americain_avale_soixante_six_hot_dogs_en_douze_minutesVoilà un événement dont je ne comptais pas vous parler tellement je trouve cela navrant et inintéressant. Mais après tout, ça fait tellement partie de la culture américaine que cela vaut quand même la peine qu'on en discute. D'ailleurs la France ne copiant que le pire de l'Amérique, je m'étonne finalement qu'on n'ait pas encore importé le concept (pitié, ne me dites pas "mais si, tous les ans à tel endroit, tu n'étais pas au courant ?", je ne m'en remettrais pas).
Alors voilà, tous les ans sur l'île de Coney Island (qui fait partie de Brooklyn) se tient le concours de l'avalage de hot-dogs. Attention, hein, pas n'importe quels hot-dogs : les fameux hot-dogs de Nathan (oui, c'est leur slogan, "the famous Nathan's hot-dogs"). Ne me demandez pas ce qu'ils ont de fameux, je vous promets que les miens sont 100 fois meilleurs... mais bon c'est comme les hamburgers, on en fait de très bons et pourtant c'est McDo qui remporte le plus de suffrages. Bref. Donc l'édition 2007 se tenait début juillet (le 4, jour de la fête nationale, le concours d'avalage de hot-dogs est un symbole aussi fort que le drapeau), et le champion en titre depuis 6 ans, le Japonais (oui c'est international, on va de surprise en surprise) Takeru Kobayashi, 28 ans, 77 kilos, a été détrôné par l'Américain Joey Chestnut (ce type s'appelle "noix", je me demande si ce n'est pas prédestiné vu comme il respire l'intelligence sur la photo ci-dessus), 23 ans, 97 ou 102 kg selon les sources (la différence vient peut-être de avant ou après la compétition ? ;o) qui a battu tous les records en avalant 66 hot-dogs en 12 minutes. Non, je n'ai pas fait de faute de frappe, il a avalé 66 hot-dogs en 12 minutes.
Vous trouvez ça lamentable ? On est bien d'accord. Parce que bon, c'est quoi l'intérêt, à part se rendre malade et étaler fièrement à la face du monde sa beaufittude et sa connerie ? Gagner son poids en saucisses et en petits pains ? (s'il en mange autant à chaque repas ça ne va pas faire long feu, en plus). Vous imaginez des parents rêver du jour où leur fils battra un tel record, comme d'autres rêvent de voir leur progéniture obtenir de prestigieux diplômes ? Et vous pensez qu'une nana peut être fière de sortir avec le champion d'avalage de hot-dogs ? J'ai du mal à l'imaginer...
En plus c'est très bête, mais je ne peux pas m'empêcher de me dire qu'à cette vitesse on ne savoure rien, et c'est dommage parce que c'est bon un hot-dog (ben oui, j'aime bien en plus !). Et je déteste qu'on gâche la nourriture, question d'éducation.

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08 juillet 2007

le drame du yaourt nature

3675311Il y a une chose qui manque cruellement à l'Amérique (et pourtant les Américains ne semblent pas en souffrir, ce qui prouve bien que ces gens ne sont pas normaux*) : c'est le yaourt nature. Ou disons, un bon yaourt nature. Voyez-vous, je suis ce qu'on pourrait appeler une yaourt-nature-addict : je ne peux pas finir un repas sans cette sensation de fraîcheur et de propreté, cette impression imagée de nettoyage de mon oesophage. La même sensation indispensable que me procure sur le visage la lotion clarifiante de Clinique (un peu de pub ne fait jamais de mal, imaginez qu'ils m'envoient des produits gratuits pour me remercier ;o) chaque soir avant de dormir. Vous voyez ce que je veux dire ? Eh bien depuis un an et des brouettes, j'ai dû m'habituer au manque car ici, pas de yaourt. Ou plutôt si, des yaourts à la pelle : chimiques, sucrés, gras, gélatineux, pas naturels pour deux sous, dégueus. On trouve bien quelque chose de presque acceptable, mais uniquement en grand pot qui dure plusieurs jours, et je n'aime pas la couleur jaunâtre inquiétante que prend le liquide au fil des jours... Vous imaginez un peu comme ma vie d'exil est dure.
Croyez-moi si vous voulez, mais en voyant la date du retour approcher, j'ai une idée de plus en plus fixe : le plaisir que je prendrai à manger mon premier yaourt nature.

*je rigoooleuh :o)

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05 juillet 2007

les feux d'artifices du 4 juillet

73070870Hier, cela ne vous a certainement pas échappé maintenant que NYC n'a plus de secrets pour vous, c'était la fête nationale américaine, la célébration de l'indépendance. Comme en France, la fête nationale est célébrée avec un feu d'artifices, que dis-je, des feux d'artifices. Aux USA, ce ne sont pas les impôts locaux qui financent les feux d'artifices mais les grands magasins (ce qui n'est pas plus mal, reconnaissons-le : j'aimerais personnellement que mes impôts financent des crèches, des cantines, la rénovation des routes, plutôt qu'ils partent en fumée chaque 14 juillet). Alors bien sûr, il faut faire plus gros, plus long, plus spectaculaire, en bref plus cher que les autres magasins pour montrer qu'on fait un meilleur chiffre d'affaires ! Ce qui donne lieu à des feux d'artifices assez spectaculaires. A NYC c'est Macy's qui offre traditionnellement le spectacle tous les ans.
J'étais persuadée que Macy's tirait trois feux d'artifices simultanés : sur l'East River au niveau de la 34e, au niveau de Brooklyn Bridge, et sur la Statue de la Liberté. Cette année, puisque c'était notre dernier feu du 4 juillet, je voulais voir celui sur la Statue de la Liberté. Pour nous éviter d'affronter la foule, une amie nous a gentiment offert de venir admirer le spectacle depuis le toit de son immeuble à l'angle de Perry Street et du boulevard qui longe l'Hudson River : nous avions un point de vue magnifique sur la Statue. Sauf qu'il n'y a pas eu de feu tiré sur la Statue. Heureusement, il y en a eu un magnifique dans le New Jersey, juste à côté ! et de l'autre côté de notre toit, nous voyions le spectacle depuis l'East River. Sans compter tous les feux d'artifices, plus modestes, au loin dans le New Jersey (peut-être même en Pennsylvannie ? après tout il paraît que depuis l'Empire State et par ciel clair on voit jusqu'au Massachussets). Je pense que les Américains n'ont pas de notion de "bouquet final" : ici le bouquet, c'est du début à la fin !
Nous avons eu une compagne pas vraiment bienvenue : la pluie, qui s'est retenue toute la journée pour tomber pile le soir ! Au moment du tirage, elle s'était calmée, mais je me demande ce qui se passe en cas de pluie incessante : les Américains étant extrêmement patriotes, j'ai du mal à croire qu'il annulent simplement ce spectacle hautement symbolique.

L'année dernière, nous étions allés sur l'East River. Le boulevard périphérique était bloqué pour que les gens s'y installent et d'importantes forces de polices étaient mobilisées. Une sacrée organisation, avec fouille sommaire des sacs, certains objets (canettes, bouteilles, objets dangereux) interdits et obligation de suivre le mouvement et d'aller jusqu'où les policiers vous disent d'aller. Quand j'ai vu le monde déjà sur place (par précaution nous sommes arrivés bien en avance) et le monde arrivé après nous, je me suis dit qu'une fois le spectacle terminé, il nous faudrait des heures pour regagner le métro. Que nenni, je n'avais jamais vu une foule évacuer aussi calmement, en 1/2 heure nous étions partis. La discipline à l'américaine a aussi ses bons côtés ! ;o)

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03 juillet 2007

l'hygiène à l'américaine, suite

SP002525Deux nouvelles anecdotes pour illustrer mes propos concernant l'hygiène :

Mon époux parlait à Tony du restau où nous avions dîné la veille. "J'y ai mangé une fois, lui dit Tony, mais je n'y retournerai pas : l'ami avec qui je dînais a vu un cafard tomber du plafond juste dans son assiette. Il a fait venir le patron mais celui-ci l'a pris de haut. "Enfin, lui a dit le patron, je ne vais quand même pas vous rembourser le repas ni même changer votre assiette pour un simple cafard ! Come on, on est à New York !!" ". Vous vous doutez que je ne retournerai pas non plus dans ce restaurant.

Je faisais la queue à la boucherie pour acheter deux saucisses. Le client devant moi achetait des escalopes de poulet. Visiblement, l'escalope que le boucher commençait à préparer ne lui plaisait pas, il a voulu la voir de plus près : le boucher la lui a tendue, le client a pris l'escalope dans sa main, l'a portée à son visage et l'a reniflée, puis l'a rendue au boucher !!! Je suis rentrée chez moi en me demandant combien de clients ont touché et reniflé les saucisses que je venais d'acheter.

A côté de ça, les Américains ont dans leur trousse de premiers secours des masques en plastique munis d'un tube, pour pouvoir porter assistance à une personne en détresse respiratoire sans appliquer leur bouche sur la sienne, de manière à éviter tout risque de contamination dans le cas où le blessé serait porteur d'une quelconque maladie. C'est le pays de la contradiction.

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11 juin 2007

l'hygiène à l'américaine

Employees_Must_Wash_Hands_SignOn considère toujours les Etats-Unis comme l'exemple type de pays moderne, peut-être même le pays le plus avancé à tous points de vue. Pourtant, question hygiène, on se croirait presque au tiers-monde.
Ceux parmi vous qui travaillent dans la restauration ou dans les collectivités ne me contrediront pas, la France a des règles draconiennes quand il est question d'hygiène : les oeufs par exemple sont strictement interdits en restauration à cause de la porosité de la coquille ; les omelettes sont faites à partir d'oeuf liquide livré en bouteille alors que les blancs montés en neige sont livrés en barquettes. En France, la marche en avant est de règle, c'est à dire que les assiettes sales ne doivent jamais croiser les assiettes propres ni les aliments non encore servis. Et gare aux visites surprises des services vétérinaires pour ceux qui enfreignent ces règles : ils peuvent faire fermer le resto. Parfois, cette aseptisation est d'ailleurs un peu exagérée.
Au USA au contraire, la marche en avant, connaissent pas. Prenez la cafétéria de mon immeuble : une fois votre repas fini, vous passez devant les bacs de fruits frais et le salad-bar, vous traversez la file d'attente à la caisse, donc les clients qui arrivent avec leurs plateaux propres, pour aller débarrasser le vôtre. Les poubelles, ouvertes, sont placées juste à côté des bacs à couverts et à un mètre des salades et soupes.
Dans les restaurants, vous traversez le coin plonge pour vous rendre aux toilettes. Et une fois devant le lavabo, le choc ! Les toilettes sont systématiquement communes aux clients et aux employés, et affichent obligatoirement un panneau rappelant à ces derniers qu'ils doivent se laver les mains avant de retourner à leur poste... expliquant même, comme sur la photo ci-dessus (cliquez pour l'agrandir, c'est édifiant), comment on se lave les mains !! car CELA NE VA PAS DE SOI !!!
Hier, je marchais dans une rue alors que deux employés d'une superette sortaient les poubelles. Par curiosité, j'ai tourné la tête pour voir l'intérieur du local. Et j'ai découvert, à ma grande stupeur, que les poubelles étaient entreposées dans la réserve, au milieu des bouteilles d'eau et autres produits alimentaires destinés à être mis en rayon...

Je ne suis pas exagérément à cheval sur l'hygiène, mais il y a une limite, non ?

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19 avril 2007

M&M's, c'est de la folie

mms14Cette fois ça risque de se savoir : je suis un peu frappadingue. Vivre au milieu des NYorkais ne m'aide pas, il faut dire. Donc oui, il faut être un peu frappée pour faire une série de photos sur les écrans géants du magasin de M&M's (sur Times Square), mais pour ma défense, le plus barge est celui qui a eu l'idée du magasin de 3 étages de M&M's de toutes les couleurs et produits dérivés et de l'écran géant ! Non mais.

On trouve donc dans ce magasin des M&M's au détail, dans des jarres transparentes, et on remplit un sachet avec les couleurs que l'on veut puis on paye au poids... j'ai quand même une critique à formuler : on ne trouve que (ou presque que) des dragées plates, or moi je n'aime que celles renfermant une cacahouète ou une amande. Côté merchandising, vous pouvez repartir avec des cadeaux souvenirs pour toute la famille : sacs, t-shirts, badges, boîtes diverses, jouets, distributeurs de dragées, peluches, coussins (j'imagine bien un coussin M&M's sur mon canapé, tiens, c'est classe), etc... il ne manque que les cartes postales (malheureusement, c'est le seul produit que j'aurais trouvé sympa). Des vidéos montrent la fabrication des dragées, et à l'entrée un espace est prévu pour prendre des photos avec un personnage M&M's.  La totale, quoi.

Savez-vous que sur le site web de M&M's, on peut commander des dragées aux couleurs que l'on veut (avec, comme dans le magasin,  un choix de couleurs bien plus vaste que celui des sachets classiques, cela va sans dire), et, cerise sur le gâteau, avec le message que l'on veut ? Vous pouvez ainsi déguster des M&M's à vos initiales, ou déclarer votre flamme en chocolat. Mon amour, si tu passes par là, tu sais quoi m'offrir pour notre prochain anniversaire de mariage !

Mes photos sont là :
Rouge, Jaune et leurs potes, les M&M's en folie
et j'ajouterai prochainement les photos du magasin.

Posté par sophiepw à 12:23 PM - choc des cultures - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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