26 août 2007
un monde parallèle dans la ville
Ce que je préfère à NYC ? Les animaux sauvages et les coins de nature que l'on y rencontre, complètement décalés dans cette ville où les buidings atteignent 120 étages et où les voitures font la loi. Et pourtant, je ne vous en ai encore jamais parlé !
Si les écureuils gris (squirrels) sont les chouchous des touristes, prenant la pose devant les appareils photo (incroyable, mais vrai :o) dans l'espoir d'obtenir un morceau de cookie, il faut être un peu plus observateur pour découvrir les autres beautés cachées de NY côté nature sauvage. Il faut souvent savoir lever le nez, surtout, car nombre d'animaux incroyables nous observent (ou plutôt nous ignorent, la plupart du temps) depuis les branches des arbres au-dessus de nos têtes. Faucons, oiseaux de toutes les couleurs, ratons laveurs, oies et dindes sauvages, tortues et autres... vivent ici, en parallèle de la folie humaine, de ces gens qui courent partout et ne voient de la vie animale que les chiens d'appartement, les pigeons, les rats et les cafards.
Cette nature cachée est mon garde-fou, au sens propre : si je n'avais pas eu l'occasion de partir régulièrement en exploration, munie de mon appareil photo, à la recherche des animaux sauvages pour oublier cette ville hideuse, je crois que je n'aurais pas tenu le choc pendant un an et demi.
Je vais donc, dans les quelques prochains billets, partager quelques-uns de mes trésors avec vous.
22 août 2007
a beaaaaaaar !!!
Samedi, 8h30. Nous passons le week-end chez une amie, dans le nord de
l'état de NY, sur le bord de la rivière Delaware. Difficile de croire
que si près de la plus grande ville des Etats-Unis, on puisse trouver
des coins aussi sauvages. La maison est au milieu des bois, au milieu
des cervidés, des oiseaux de toutes sortes, des rapaces, même des
coyottes... et des ours.
8h30 donc, notre amie débarque dans notre
chambre : "wake-up ! wake-up ! a BEAR !!!". A peine réveillée, je saute
du lit, me jette à la fenêtre, juste pour voir un ours noir passer
tranquillement devant la fenêtre, sous nos yeux ébahis. Il s'arrête
pour déguster quelques baies puis continue son chemin. Notre amie me
demande si je ne veux pas prendre une photo, puisque je rêve de
photographier un ours depuis qu'elle m'en a parlé. Je la regarde
d'abord d'un air ahuri, puis mon esprit commence à émerger et je fonce
sur l'appareil photo alors que l'ours repart. Ouf, juste le temps de
déclencher. La photo est plutôt floue, oui, j'ai fait mieux, mais pas
en étant réveillée depuis à peine 38 secondes ;o) J'ai ma preuve et un
très beau souvenir, c'est tout ce qui compte. Je l'aime, cette photo,
elle restera parmi mes favorites.
Ce soir-là, nous avons aussi
entendu une meute de coyottes hurler... très impressionnant ! je ne
voudrais pas croiser leur chemin dans les bois...




