18 avril 2007
5 étages à pied, ça use-euh ça use
Or donc, dimanche je vous l'ai dit, c'était le déluge (et je n'ai toujours pas de bottes en caoutchouc à pois vert anis). Mais la veille il y eut un gros incendie une vingtaine de rues plus bas que chez moi (voir cramer son immeuble un jour et passer le lendemain sous le déluge, psychologiquement, ça doit être dur). Visiblement ce fut un peu trop pour le système électrique du quartier.
Dimanche ce fut d'abord ma gazinière qui rendit l'âme (oui, aujourd'hui j'aime parler au passé simple, chacun ses lubies). Le four n'avait jamais marché, mais sans brûleur, c'est franchement plus drôle. Les deux ascenseurs décidèrent alors de prendre des vacances. Dans la salle de bain, le néon a commencé à faiblir. J'ai trouvé qu'il faisait bizarrement froid, alors qu'on a passé l'hiver toutes fenêtres ouvertes tant le chauffage était généralement un tantinet trop fort (et impossible à régler, pas la peine de me dire que j'aurais dû le couper avant d'ouvrir les fenêtres, merci). Et puis... plus d'eau chaude, ce qui ne m'a carrément pas fait rire, car moi une douche froide, ça me déclenche une crise de tachycardie. Dans le genre tout me tombe sur la tête en même temps, là ça fait beaucoup... La faute au feu, à l'eau, ou aux deux ? (nous avons eu des annonces assez contradictoires, mais aux dernières nouvelles il paraît que le transfo est inondé...)
Le plus ennuyeux, c'est d'abord l'eau chaude, mais dieu merci l'immeuble dispose, j'en ai l'impression en tout cas, d'un groupe qui se déclenche le matin, fournissant de l'eau tiède juste pour les douches. ouf, mais pour combien de temps ? Le chauffage, ma foi, je m'en passe. La gazinière, on s'en fout un peu car le frigo est vide, et sans ascenseur je n'ai aucunement l'intention d'aller faire les courses. Le vrai problème est donc là : les ascenseurs. Avant de vous entendre critiquer ma propension à me plaindre, sachez que je pense avant tout à mes voisins parents de jeunes enfants... car descendre (et pire : monter) 7 ou 10 étages avec un bambin de deux ans, une poussette, voire les sacs de courses, ça frise le cauchemar.
Je me rends compte qu'on ne peut vraiment plus vivre sans le tout confort.
edit : écrire ce billet m'a peut-être porté chance : l'eau chaude est revenue, un des deux ascenseurs est reparti, et le radiateur est presque tiède ! Hourra !!
30 mai 2006
retour à spanish harlem
nous venons de passer 11 jours dans un appartement très agréable à la limite de Soho et Greenwich Village. avec de la lumière, si! et un matou adorable. et la télé, avec Sci-Fi pour regarder Stargate SG1 et Atlantis... (n'empêche que ça aide bien pour l'anglais). mais voilà, toute bonne chose ayant une fin, le maître de Fred rentre de voyage aujourd"hui, je vais donc regagner l'appartement sombre, sale et bruyant de Spanish Harlem... en traînant un peu les pieds...
14 mai 2006
je vous fais visiter?
la cage d'escalier. dommage, vous n'avez pas l'odeur:
l'appartement tel qu'on le voit en ouvrant la porte:
et pour finir, la vue depuis les fenêtres:
tout ça pour 1375$ par mois.
OK, en photos il n'a pas l'air si mal que ça. en fait l'appart en lui-même n'est pas mal. tant que je ne vois pas de cafards. les inconvénients: il n'y a pas de lumière, les lampes sont allumées même à 14h, c'est sale (le "landlord" a repeint la baignoire... je n'avais jamais vu qu'on peignait une baignoire... faut croire que ça va plus vite que de récurer...), la porte est facétieuse (le premier jour on s'est retrouvés enfermés, j'ai cru qu'on allait devoir appeler le 911!), ça pue dans l'escalier, le voisin du dessus se prend pour l'homme orchestre et les autres ne sont pas spécialement discrets non plus. et le quartier n'est pas terrible. mais bon, on s'y fait! m'enfin moi, les loyers new yorkais me restent quand même en travers de la gorge. bon, mais maintenant que j'ai de quoi scraper, ça va un peu mieux. je crois juste que je ne me sentirai jamais chez moi ici. allez, ce n'est que pour quelques mois!
voilà!
12 mai 2006
un appartement à New York
ça pourrait faire un titre de film...
alors ça y est, nous sommes dans un appartement depuis deux jours. j'essaie de positiver. trouver un bon côté à chaque chose.
la fenêtre donne sur un mur, on doit allumer la lampe toute la journée. --> en été on aura moins chaud!
plusieurs indices me font soupçonner la présence de cafards. --> pour l'instant je ne fais que soupçonner, je ne les ai pas vus en vrai.
le voisin du dessus se prend pour l'homme orchestre. --> au moins il n'est pas assez doué pour monter un groupe et répéter à 4 dans son appart.
la porte d'entrée est défoncée. --> pour qu'on ne puisse rien me voler je n'achèterai rien, donc je ferai des économies.
l'entrée de l'immeuble pue. --> ben là je ne vois pas vraiment de point positif.
je hais New York. --> j'aime la France encore plus qu'avant!!!
je m'en sors bien, non? en autothérapie, j'entends?




